dimanche 25 juillet 2010

NOTRE FESTIVAL D'AVIGNON : sixième jour

Samedi 24 juillet 2010, rédigée par Ava et Claire.

Réveil à 8h30 par Anne-Claire, un peu trop tard selon les animateurs... Nous avons eu du mal à sortir du lit!!! C'était drôle !!! Réveillées , habillées et un peu grondées nous sommes parties petit-déjeuné. Le matin, activité de bracelets brésiliens qui passionna certains alors que d'autres eurent plus de mal à comprendre comment faire. Très technique tout ça ! Ensuite déjeuner : Pizza (avec salade), ratatouille, escalope de veau panée et en dessert, un truc bizarre (mais plutôt bon) aux fruits (pêche, poire, ananas... flambés).

L'après-midi, nous sommes allés dans le centre d'Avignon, dans un café, pour interviewer les comédiens du spectacle que nous sommes aller voir ce soir. Nous sommes passés à côté quelques boutiques devant lesquelles nous nous serions bien arrêtés, mais faute de temps, nous n'avons pu que les regarder de loin ! Nous avons ensuite interviewé des personnes dans la rue à propos du festival d'Avignon, cela nous a beaucoup plu. Ensuite, nous sommes retournés au camping pour manger, se préparer et repartir dans le centre d'Avignon à la "Fabrik théâtre" assister aux "Caprices de Marianne". Avant de trouver le théâtre, nous avons fait beaucoup d'aller-retour à pieds ! On était juste passés 3 fois devant sans voir l'entrée !

Nous avons beaucoup aimé la pièce, qui fut d'un tout autre genre de celle qu'on avait vu la veille. A la fin de la représentation, nous retrouvâmes les comédiens avec qui nous discutâmes encore à table, avec un sirop, du coca, de l'ice tea, etc. Fatigués, nous rentrâmes en débattant sur Twilight afin que Tutea (qui était à fond dedans !) comprenne un jour cette histoire ! On a bien rigolé !

Rentrés au camping, on s'est directement couchés (on a un peu parlé quand même...) mais surtout beaucoup rigolé, encore ! On s'est finalement endormis... bonne nuit à tout le monde !


rencontre avec la troupe des lucioles

Vendredi après-midi, nous sommes partis en direction de "Présence Pasteur", lieu où la compagnie des Lucioles jouait sa pièce "Comment parler à un enfant pendant que le monde pleure". Après avoir assisté à la représentation, nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec Jérôme, metteur en scène, Warren et Christophe, interprètes du spectacle, sur ce que nous venions de voir et sur le monde du théâtre. Petit compte-rendu.

La passion pour le théâtre leur est venue par hasard. Il ya deux ans, Warren n'aimait pas ça. C'est en commençant à faire des ateliers théâtraux qu'il a fini par apprécier cet art et a fini au conservatoire. Sa soeur l'a aidé à se faire connaître par des interviews. et puis Jérôme l'a repéré et lui a demandé de jouer dans la troupe de lucioles. Il avait déjà fait parti d'autres troupes, mais pas professionnelles. Quand à Christophe, le déclic lui est venu au lycée. "C'est ce que je veux faire. cela est devenu nécessaire pour moi." nous explique-t-il. Il fit donc le conservatoire et passa des auditions. Il a fait parti de troupes de théâtre à Paris, Marseille. Jérôme s'est fait connaître en jouant à l'étranger. Il a voyagé dans le but d'offrir sa pièce à des étrangers (Japon, canada). Pour son voyage au Japon, il a du apprendre la langue du pays, cela lui a pris plusieurs années.

Réaliser une pièce demande beaucoup de travail aux comédiens. Ils se rejoignent tous les jours pendant un mois et demi pour répéter. La troupe accorde beaucoup d'importance aux décors et aux costumes. "C'est un cadeau comme à Noël, dit Christophe. c'est avec ça que l'on joue sur scène". Grâce aux décors et aux costumes, cela permet aux comédiens de se mettre encore plus dans la peau d'un personnage, de rentrer dans son univers. Ce qui est intéressant dans "Comment parler à un enfant pendant que le monde pleure", c'est qu'un spectateur peut voir un décor d'une façon alors qu'un autre peut le voir différemment.

Les comédiens de la troupe des lucioles sont venus à Avignon dans l'espoir de rencontrer des jeunes, du public qu'ils ne connaissent pas, mais également des acheteurs. "C'est une sorte de grand rendez-vous, un gigantesque salon du théâtre", dit Christophe.
Les comédiens se réveillent entre 9h00 et 9h30, prennent un gros petit-déjeuner car ils n'ont pas de repas à midi. A 10h30, ils donnent des tracts dans la rue, puis, vers 12h15, ils font une pause. A partir de 14h00, ils sont sur scène.

Pour inciter les gens à venir voir leur spectacle, les comédiens sortent en costume dans le but de se différencier des autres. Les personnes qui sont dans les rues sont intriguées, parfois même impressionnées. Il arrive pourtant que certains les ignorent ("Non, ça ne m'intéresse pas..."), mais cela reste peu fréquent.

Dans la troupe des Lucioles, les comédiens prennent beaucoup de plaisir à jouer. Ils trouvent qu'ils sont bien payés, surtout comparé à d'autres troupes. Le fonctionnement, les pièces, le travail leur plaît.

Selon les comédiens, le plus difficile dans le fait de jouer, est de trouver le rapport entre le personnage que l'on interprète et soi-même. Il sont aussi dans l'obligation d'être sérieux et concentrés. Ils ne rient pas aux propos marrants. Mais étant donné que dans la pièce qu'ils jouent en ce moment, l'émotion principale est la colère, cela n'est pas trop difficile. Cela fait parti de leur métier de se maîtriser sur scène.

Pour se fondre dans la peau d'un personnage, le comédien crée un mélange entre sa personnalité et celle de celui qu'il interprète. Il y met des bouts de lui-même mais doit garder une certaine distance pour ne pas que les deux se touchent.

Malgré tout le travail et le nombre de fois qu'ils peuvent jouer une pièce, les comédiens sont toujours un peu stressés notamment pour "Comment parler à un enfant pendant que le monde pleure" qui est un spectale énergique et très physique. Ils ont le tract mais cela est important. c'est le juste milieu entre la confiance et la peur. Et puis, quoiqu'il arrive le plus important est "qu'on sait ce qu'on à faire, alors on y va, précise Warren".
Lors des représentation, les artistes "sentent" le public en face d'eux. C'est pourquoi un petit bruit ne va pas forcément les déranger mais leur attention peut être vite détournée et il est parfois dur de se reconcentrer.
on pourrait croire qu'à force de jouer une pièce on finit par se lasser, mais les comédiens ne s'ennuient jamais. Plus ils interprètent leur personnage, plus ça marche, plus ils prennent de plaisir. Christophe a déjà fait plus de 80 représentations d'un même spectacle. Jérôme, jusqu'à 400 fois. En plus, on constate une amélioration entre la première et la centième fois. Ils prennent de plus en plus de plaisir, le spectacle est de plus en plus fluide et donc de plus en plus facile à jouer. A chaque fois, la pièce est différente. cela se joue à des tous petits détails, des petits trucs rajoutés par-ci par-là. Parfois, le metteur en scène leur dit "Non, ça n'allait pas" ou au contraire "ça c'était intéressant", alors ils le gardent.

Dans l'avenir, Warren envisage de continuer son cycle au conservatoire. Christophe aimerait continuer à faire tournée la pièce, la jouer encore. "Les autres projets, il faut les trouver (compagnie, marché...), dit-il.

Charline et Claire

samedi 24 juillet 2010

NOTRE FESTIVAL D'AVIGNON : cinquième jour

Vive la "grâce matinée"!!!vNous nous sommes réveillés à 8h00!!! Comme d'habitude, nous avons pris beaucoup de temps à sortir du lit... mais nous étions à l'heure pour le petit-déjeuné!!!

Nous avons ensuite préparé le questionnaire pour la rencontre avec la compagnie des "Lucioles" (troupe du spectacle "Comment parler à un enfant pendant que le monde pleure").

Vers 10 h30,nous sommes partis (SANS NOUS PERDRE!!!) faire du shopping, le moment le PLUS ATTENDU de la semaine!!! Sauf pour Anne-Claire et surtout Tutéa...

Retour au camping pour le déjeuné.

Nous sommes repartis à l'heure pour aller voir la pièce de théâtre qui nous a beaucoup plu!!!

Ensuite, nous avons rencontré les comédiens pour leurs poser les questions que nous avions préparé ce matin, plus celles qui nous sont passées par la tête. Elles nous venaient spontanément, et si la troupe n'avait pas dû partir, nous aurions pu continuer à les interroger sans nous forcer pour trouver des questions. Ce temps est passé trop vite !

Après cette heure, fort agréable, nous sommes repartis vers le mini-bus en prenant des photos, avant de rejoindre le camping pour reprendre notre petit train train quotidien : douche, temps libre, repas, veillée, dodo.


Amélie et Marion

petit souvenir de la plage

vendredi 23 juillet 2010

NOTRE FESTIVAL D'AVIGNON : quatrième jour

Jeudi 22 juillet 2010, rédigé par Charline et Claire.

Ce matin, réveil à 7h30, en douceur, par Tutea. Nous avons déjeuné a 8h00 pour partir à 8h30. Nous avons passé la matinée en baladade à cheval en Camargue. Tout s’est bien passé. Les chevaux nous ont juste surpris quelques fois, en ne faisant pas ce qu'on leur demandait : beaucoup d'entre eux s'arrêtaient d'un coup pour brouter, certains mangeaient la queue du cheval de devant, et d'autre partaient subitement au trot par peur des oiseaux... Heureusement que la monitrice était là pour les rappeler à l’ordre ! Il faut dire qu’ils étaient bien dressés et qu’il était facile de les diriger. Mais tout ceci ne nous as pas empêchés de profiter des paysages camarguais et d’admirer les flamants roses et autres volatiles de cette belle région. Le midi, pique-nique sur des bancs à Saintes Marie de la Mer ; sandwichs, chips ainsi que des abricots en dessert.
Après, nous sommes partis profiter du bord mer. Nous avons directement sauté dans la Méditerranée ! Vu la chaleur, nous étions heureux de nous retrouver dans l’eau qui était très bonne. Nous nous sommes amusés, nous avons fait des concours de résistance aux vagues, nous avons bien rigolé... surtout quand nous avons coulé nos animateurs, qui nous ont bien sûr, rendu la pareille ! Nous sommes finalement partis en fin d'après-midi, après s’être arrêtés sur une terrasse, pour déguster de bonnes glaces et des cocktails de fruit frais... Cela nous fit un bien fou ! Nous avons ensuite pris le mini-bus pour rentrer au camping ; en arrivant, nous avons foncé prendre une douche bien méritée, histoire de nous débarasser de tout le sable que nous avions ramener avec nous.

NOTRE FESTIVAL D'AVIGNON : troisième jour

Le matin balade en VTT. C'était très épuisant mais nous avons relevé deux défis : nous ne nous sommes pas perdus en route et sommes arrivés à l'heure, et nous avons réussi à faire le grand parcours, alors que nous devions faire le petit. On est des champions. Nous avons profité du paysage de Mormoiron et admiré le Mont Ventoux. Fatigués, nous avons passé l'après-midi au camping à nous reposer, mais aussi à préparer la veillée du soir. Nous nous sommes initiées au théâtre en inventant une petite pièce, en la montant et en la jouant. Vers la fin de l'après-midi nous nous sommes réunis au tour d'un pictionnary mouvementé. Journée bien remplie, malgré tout, et nous ne sommes presque plus fatigués malgré les activités et le réveil rapide et beaucoup trop tôt à notre goût.
Ana & Amélie

mercredi 21 juillet 2010

deuxième article

Quand Avignon se met en fête

Chose promise, chose dûe, nous voici dans les rues d'Avignon, à l'intérieur des remparts, pour voir à quoi ressemble l'ambiance du festival d'Avignon.
C'est presque 16H00, et il n'y a pas grand monde dans les rues. La chaleur doit y être pour beaucoup. Nous nous baladons, continuant de nous émerveiller des différentes affiches placardées un peu partout sur les murs, les poteaux, les vitrines et même les grillages des propriétés privées. Cette fois, nous avons le temps de les regarder en détail, et remarquons quelques noms connus, mais dans l'ensemble, les titres, les acteurs ne nous disent rien. Nous voyons toutes sortes d'affiches : colorées, noir et blanc, dessins, photos, images, simple écriture... C'est assez charmant de voir une ville décorée de cette manière. On sent que quelque chose d'important se joue ici. Cette ville est vivante.
Le temps passe, nous nous enfonçons de plus en plus et nous commençons à voir du monde. Des files importantes se constituent devant les différents lieux accueillant des spectacles. Nous sommes souvent abordées par des personnes qui distribuent des tracts. Elles sont en costume, nous invite tous. Certaines chantent des petites chansons dans les cafés. D'autres font des petites mises en scène : Des hommes s'approchent de nous en discutant
" Mais non, elles ne sont pas intéressées.
- mais si ! je te dis que ça va leur plaire.
- Mais non, laisse-les tranquille !
- j'y vais. Excusez-moi mesdemoiselles..."
Et nous voilà reparties avec un prospectus supplémentaire.
Très vite, il est difficle de progresser. Nous sommes arrêtées toutes les 30 secondes. On nous présente le spectacle, on nous dit qu'il est dans le top 10 des meilleures pièces, on nous propose des tarifs de groupe. Nous ne savons plus où donner de la tête, ni même si nous sommes capables de faire un choix, vu tout ce qu'on nous propose.
Même installées sur la terrasse d'un café, on vient nous proposer des spectacles. Hommes avec une pancarte devant derrière, personnes déguisées, aucun n'hésite à s'arrêter, venir discuter avec nous. Ils se prêtent même au jeu des photos.
Au bout d'une heure et demie, nosu repartons, une vingtaine de prospectus dans les mains et toujours dans l'incapacité de se décider pour tel ou tel spectacle. Nous avons apprécié parfois la mise en scène, la manière dont nous avons été abordées, mais cela ne veut pas dire que le spectacle nosu plaira forcément, quoiqu'on nous ait dit. Pour mieux comprendre, il va falloir aller interroger les gens dans la rue.